Communiqués CA

Communiqué - Décembre 2011

C’est un signe : lorsque Jeress paye son Noël et que les rockeurs ont du cœur, c’est certain, décembre est arrivé jusqu’aux portes du Molodoï. La fin d’année calendaire, le solstice d’hivers, les fêtes de fin d’année...le temps se fige mais pas le Molodoï. Noël n’est qu’une pause de mi-parcours pour la saison 2011-2012. Dernièrement, il y a eu encore des nouveautés dans le fonctionnement de la salle autogérée préférée des strasbourgeoisEs.


Afin de faire face aux frais de fonctionnement nous sommes obligé de solliciter les associations utilisatrices pour un forfait minimal d’utilisation de la salle. A partir de janvier, une participation aux frais de 40 euros en semaine et de 80 euros en We (vendredi et samedi) sera demandée. Il ne s’agit pas d’une location déguisée mais bien d’une participation aux frais d’usure et d’utilisation. Il fut savoir qu’en moyenne, pour l’année 2010, l’utilisation de la salle coûtait environ 140 euros par soirée (chauffage, eau, entretien, électricité, gaz…).


Le conseil d’administration de Molodoï réfléchie à la réécriture des statuts de l’association Molodoï Production. Ce travail permettra de recentrer les efforts des bénévoles du CA sur le sens et le contenu du projet Molodoï. Souvent nous sommes phagocitéEs par la gestion technique du lieu au détriment d’un rapport plus… philosophique avec la salle.


Vous l’aurez remarqué, depuis quelques temps l’usage de barrières de chantier s’est presque systématisé devant le CAJ Molodoï lors des grosses soirées. Les hérauts de la liberté hurlent déjà à l’emprisonnement, à la mise en cage et au tout sécuritaire…Nous imposons cette mesure aux associations utilisatrices pour trois raisons principales : depuis qu’il est interdit de fumer dans la salle, le public fumeur passe beaucoup de temps devant le Molodoï et cela entraîne des nuisances sonores dont se plaint le voisinage. En limitant la zone d’extension des accros de la clope, nous espérons réduire ces nuisances. Depuis quelques mois, le Molodoï est devenu le terrain de chasse d’une bande de pick-pocket. C’est la crise, les pauvres volent les pauvres. C’est con, ils se trompent de cibles mais vont au plus facile. Plutôt que de collaborer avec les forces répressives d’Etat - comme elle nous la demandé- nous espérons trouver des solutions internes. Ces barrières font parti des quelques mesures prises (éclairage de l’extérieur, tract appelant à la vigilance, vestiaire..). Enfin, soucieux de la sécurité du public qui fréquente notre salle, pour pallier à l’envahissement de la route du Ban de la Roche, nous mettons en place ce système de barrière.


Il y a eu plusieurs accidents, graves et mortels, ces dernières semaines dans le quartier. L’alcool entraîne parfois l’imprudence, la jeunesse l’insouciance. Nous ne pouvons pas ne pas réagir. Nous avons interpellé la municipalité de Strasbourg et proposé des solutions. La ville a entamé des travaux afin d’aménager un passage piéton surélevé au niveau du carrefour Ban de la Roche et Howald, des travaux de marquage au sol vont être effectué devant le CAJ Molodoï. Ces aménagements sont le préalable à la cohabitation entre piétons noctambules et voitures. Les discutions avec la municipalité sont ouvertes.


Enfin, nous avons lancé la perspective de chantiers importants à Molodoï : réfection de la toiture, réfection du système électrique de la salle et des systèmes de lutte contre l’incendie…La salle vieillie, elle est victime de son succès interplanétaire (hier soir encore, il y avait des lutins dans Molo…) et d’une surexploitation. Cependant, nous n’avons pas les ressources propres pour démarrer ces travaux. Prochainement, nous allons faire appel à la ville pour un financement de 70 000 euros. Une goutte d’eau dans le budget de la culture strasbourgeoise…un océan de pognon pour Molodoï qui fonctionne annuellement avec une subvention de fonctionnement de seulement 23000 euros (dont 4500 rien que pour les impôts fonciers !). Les discutions avec la municipalité sont ouvertes.


Participation aux frais, accidents, pognons, barrières de chantier, statuts d’association…houlala Molodoï deviendrait aussi chiant que le reste ? Non, Molodoï est bien dans la vie réelle, celle de son quartier, de sa ville, celle de ses utilisateurs et utilisatrices. L’utopie n’est pas morte mais les bizounours oui, ont les a planqués sous la scène !


Bonne fin d’année et rendez vous aux AG de…2012 !