Food not bombs

Le mouvement "Food not bombs" est apparu au début des années 80 aux états unis pendant les grandes mobilisations anti-nucléaires, depuis food not bombs s'est développé un peu partout dans le monde. Le collectif C.L.A.S.H (Convergence des Luttes AntiSpécistes et Humaines) de Strasbourg s'inscrit dans ce mouvement global et dans la lutte anticapitaliste.
 
Pour cela, il se fixe plusieurs objectifs :

Distribuer de la nourriture gratuite et végétalienne à partir de produits récupérés.
• Gratuite, parce qu'aujourd'hui la nourriture n'est accessible qu'a ceux qui ont les moyens de la payer. Nous produisons des repas pour les manger et pour les partager plutôt que pour en dégager des profits.
• Récupérée, parce que des milliers de kilos de nourritures sont jetés chaque jour, alors que partout on crève la dalle.
• Végan, parce que nous ne supportons pas l'idée que les animaux soient nos esclaves et soient tués et exploités simplement parce qu'ils ont bon goûts, mais aussi parce que la viande est une catastrophe écologique et humaine (il faut 10kg de végétaux pour fabriquer 1kg de chair animale, soit 9kg de nourriture gâchée).

S'auto-organiser collectivement de manière antiautoritaire, antisexiste et antifasciste.
On fait avec les gens, pour les gens. Le but étant à terme d’être juste un moteur de l’auto-organisation et de soutien aux luttes et à la colère sociale. Nous refusons de nous organiser par un fonctionnement autoritaire qui est la base du système capitaliste. Nous voulons tendre à un monde où chacun est l'égal de l'autre et où les chefs n'existent plus.
 
Nous refusons donc tous les actes sexistes, racistes, xénophobes, homophobes, transphobes (…) qui ne contribuent qu'à diviser toujours plus les exploité-es entre elleux, même sur le ton de la blague grasse. Ceci au sein du collectif comme lors des distributions de repas.

On ne demande l’autorisation à personne. Nous ne reconnaissons pas l’état, ni les lois qu’il a produites comme légitimes. On s’installe où on veut, quand on veut, pour créer un lieu de rencontre et de partage où l'on distribue à manger dans l’esprit d’une réappropriation du monde et de nos vies.

La préparation des repas se fera dans la salle autogérée de Molodoï car son mode de fonctionnement et sa situation géographique au sein d'un quartier populaire, en fait un lieu en accord avec ce que l'on veut défendre.

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